divers

La couseuse

Réalisation film documentaire Thomas Sillard
10 minutes 2014 Orchestre Poitou Charentes
CREATION DE COLIN ROCHE

Colin Roche à réaliser un projet musical dans deux lycées professionnels. Cette résidence riche d’échanges et de complicité a permis la création de La couseuse, œuvre inspirée du son des machines à coudre. En parallèle, des flipbooks ont été conçus pour illustrer ce travail.

La couseuse-partie 1

La couseuse-partie 2

 

Par les villages

Réalisation : Thomas Sillard

Pendant 10 ans, avec une équipe d’une trentaine de personnes, j’ai participé à l’aventure du Printemps-Chapiteau. Nous avons sillonné la campagne montant notre chapiteau avec les habitants des villages pour amener le théâtre là ou il n’allait pas. Ce film témoigne de l’aventure d’une équipe technique et artistique au service d’une utopie théâtrale, emplie de rencontres humaines et artistiques, « Par les villages ».

Vogue le navire 

Réalisation film documentaire Thomas Sillard
13 minutes 2012 Orchestre Poitou-Charentes

CREATION DE RAMON LAZKANO
Avec les enfants de l’école de Verrières

« vogue le navire », l’œuvre musicale de Ramon Lazkano
est le résultat d’un projet de l’Orchestre Poitou-Charentes, mené sur
deux années avec une classe de CM1/CM2. Le but de ce projet était de
susciter chez les enfants non musicien, le plaisir de la musique en
développant une véritable conscience de l’acte de création et
d’interprétation. Ce film retrace les étapes du projet et suit les
enfants jusqu’à la création.

sélectionné au festival du film d’éducation 2012

Vogue le navire from thomas sillard on Vimeo.

Film du concert
Réalisation, son, Thomas Sillard
Prise de vue Fred Mousson et Thomas Sillard

CONCERT « vogue le navire » from thomas sillard on Vimeo.

La bouche pleine de terre

D’après la pièce de Vlanimir Scépanovic, mis en scène par Richard Sammut.

L’EQUIPE ARTISTIQUE

Richard SAMMUT : mise en scène et voix
Alain ENJARY : jeu
Eric FESSENMEYER : danse
Thomas SILLARD : création musicale
Mélanie MONTAUBIN : scénographie – images
* Mathieu MARQUIS : lumières

L’INTRIGUE

L’intrigue de ce court roman qui adopte la vigueur rustre et primitive des chants homériques est simple.
Lors d’un examen médical, un homme découvre qu’il est condamné.
Alors, tel un Ulysse soudain épris d’Ithaque, il décide de rentrer dans son Monténégro natal d’où il conserve de merveilleux souvenirs d’enfance, pour mettre fin à sa vie dans des circonstances, un temps et un lieu choisis consciemment.
Pour fuir tout contact humain qui risquerait de le détourner de sa ferme décision d’aller au devant de la mort, il saute du train et s’enfonce en pleine nuit dans la forêt.
A l’aube, son chemin le mène au campement de deux chasseurs. Également surpris de la présence de l’autre, chacun des deux camps s’observe, dans l’attente. Soudain l’homme fait demi-tour, dévale la pente et s’enfuit en courant. Les deux compagnons, interloqués, s’élancent à sa poursuite afin de le détromper en lui expliquant qu’ils souhaitent juste l’aider.
S’ensuivent soixante-dix pages de course.
Au désir de venir en aide, vont succéder chez les deux chasseurs de la colère, puis une haine farouche, aiguisée par la chaleur, la végétation, la fatigue, l’incapacité à rattraper le fugitif.
De cette situation, déjà surréaliste, l’auteur fait une parabole terrifiante en élargissant le cercle des poursuivants. D’abord un berger, persuadé que le fugitif lui a sciemment tué un chien l’an passé, puis un garde forestier qui retrouve en lui un voleur de fusil, et d’autres encore, jusqu’à former une meute déchaînée lancée à la poursuite d’un homme dont aucun ne connaît en réalité ni l’identité ni l’histoire.
Dans cette course folle, physiquement épuisante, au milieu d’une nature luxuriante, l’homme va atteindre un état de conscience de soi et du monde de plus en plus lumineux. La tentation de vie renaît, accompagnée de l’impérieux besoin de rattraper le temps perdu, de chercher à atteindre la connaissance suprême.
La bouche pleine de terre est un magnifique poème de l’existence et une méditation, grave et altière, sur la destinée humaine.

LE SPECTACLE

La question de l’être humain. De sa violence.
Comment assiste-t-on à la naissance du mal ex nihilo alors que se met en place le mécanisme de la haine ? De quelle manière, si simplement, par pur instinct grégaire, de simples gens se transforment-ils en meurtriers ?
Pourquoi la solidarité dans la chasse et dans la haine leur donne-t-elle soudain une raison d’être ? Comment, dans le même temps, lors de cette fuite éperdue, la tentation de vie renaît du désir de mort ?

Jusqu’où conduit la boue de l’âme humaine ?

Il s’avance sur scène dans le noir, peut-être ne le voit-on pas. Mais sa respiration nous parvient, tranquille avant la rencontre.
Un train couine dans une petite gare du Monténégro. La porte s’ouvre sur les montagnes.
Son histoire nous est contée qui nous explique sa présence, sa quête. Les deux hommes sont déjà là, qui vont le rencontrer.
La course immobile va commencer.

La mise en scène s’appuie sur la présence d’un danseur représentant cet homme fuyant. Encerclé, provoqué, enveloppé d‘images, son histoire sera racontée par deux comédiens, l’un représentant les visages du couple de chasseurs se transformant en la multitude, et l’autre, narrateur omniscient, témoin de l’histoire.

Le danseur sera tout à la fois l’homme, le mouvement et la nature, le tout lié dans l’écho des images.

L’ambition du spectacle est de faire entendre la langue de Scépanovic. L’écriture de plateau nous amène à une expérience poétique et sensorielle, portant la parole de l’auteur. La création sonore, graphique et scénographique, écrin de sensations, doit conduire le spectateur pris dans la matière à partager cette expérience, pour que la parabole soit la sienne, au-delà du simple fait de consommer du théâtre. L’acte théâtral, pour être sacré, ne se doit-il pas d’être beau, spectaculaire ? Le texte, qui démarre d’une manière quelque peu didactique et manichéenne, s’échappe au fur et à mesure de la course vers un lyrisme et un suspense. Il accède à une dimension mythique et symbolique pour nous faire entendre un chant final digne des grandes fresques homériques.

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